Textes pour grandir

« Dans l’amour, il n’y a pas de « si » il n’y a pas de condition. Je vous aime sans condition, sans justification. Je vous aime tel que vous êtes,et vous êtes libre d’être comme vous êtes. Nous n’avons aucun droit de changer quiconque et personne n’a le droit de nous changer. Sinon, je ferais mieux d’être avec quelqu’un qui soit tel que je le souhaite. Si un jour nous changeons, c’est parce que nous le voulons bien, parce que nous ne souhaitons plus souffrir davantage. »
Don Miguel Ruiz. extrait de la « Maîtrise de l’amour » 
RUIZ
 

« Le jardinier ne peut pas monter la garde contre les mulots les chenilles et les taupes. Il ne peut pas guetter chaque puceron, chaque bactérie. Il ne peut pas arrêter le vent d’ouest ni dissuader la tempête de se déchaîner.II ne peut pas interdire la grêle de s’abattre.Il ne peut pas non plus contraindre la plante à pousser plus vite en lui tirant sur les feuilles-ni vouloir la garder petite.
Il ne peut que « tenter de mettre toutes les chances du côté de la plante » et garder vivant avec elle un dialogue. »

Christiane Singer: extrait de  » Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies. »

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Quel que soit ce que l’on chérit,  il faut le tenir dans le  creux de la main comme on retient l’eau 
Anthony de Mello
La vie , c’est de l’eau: si vous mollissez le creux de la main vous la gardez, si vous serrez les points, vous la perdez
Jean Giono
eau
 
Le bonheur et un oiseau discret. Comme le sommeil ou comme un rêve, il ne viendra pas sans qu’on l’appelle. Etends très doucement la main, il peut se faire qu’il s’y pose. Saisis-le et il en sera tout intimidé. Chercher à coup de volonté le bonheur n’apporte rien. Le bonheur n’est pas un objectif à conquérir. C’est une surprise, un don.
Extrait  de  » Le petit livre du bonheur véritable  » de Anselm Grün
Bonheur
« Il est d’une grande sagesse de laisser reposer une relation pénible ou conflictuelle, plutôt  que de l’agiter sous prétexte de s’expliquer et de ressasser l’incompréhension. La clarification advient lorsqu’on cesse d’agiter le mélange, mais il faut faire preuve de patience et aussi d’un certain renoncement. Renoncer à savoir tout de suite, à obtenir des résultats, à être capable de transformer les êtres et les choses, bref , renoncer aux nombreuses prétentions du moi . »
Extrait de « Impatience de l’Absolu » de Jacqueline Kelen 
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« Nous nous faisons beaucoup de tort les uns les autres et puis un jour nous mourons »
____ 
« J’écoute parfois les voix sans me laisser distraire par les mots qu’elles portent. Ce sont alors les âmes que j’entends. Chacune a sa vibration propre. Certaines n’émettent que des fausses notes. Il faudrait qu’un Dieu retende leurs cordes, comme un aveugle accorde un piano. »
_____
« Comme ils sont parfois loin de mériter ce nom, ceux que nous avons coutume d’appeler nos proches »!
Extraits de « Ressusciter » de Christian Bobin 
COUTURE
« L’art  de la couture est un grand enseignement, c’est pourquoi il est très présent dans les contes de fées.
Que l’on assemble deux morceaux de tissu, que l’on fasse un ourlet ou que l’on brode, le fil que tient l’aiguille tantôt apparaît, tantôt disparaît sans pour autant interrompre l’ouvrage.
Au contraire, l’alternance entre ce qui est dessus bien visible, et ce qui est en dessous momentanément caché, s’avère indispensable pour la réalisation complète du vêtement.
Même si les yeux ne le perçoivent pas, le fil continue d’avancer.
Il en va ainsi pour l’histoire de Peau d’Ane, qui parle tout au long de l’apparent et du caché, des phénomènes visibles, qui recouvrent les réalités intérieures, du trésor enfoui qui demande à être révélé »
Extrait de « Une robe couleur du temps » de Jacqueline Kelen
fées
On vit parfois sans être là
On effleure les heures en funambule
On marche dans les rencontres en somnambule
On se laisse faire et défaire
Par le ressac des jours
Et l’on se retrouve soudain
Jeté sur un rivage dont on n’a pas la clé
Par paresse et par facilité
On aimerait que vivre aille de soi
Mais rien n’est donné sans que nous soyons là pour le désirer
Francine Carillo
 ...
« La loi de la transformation de l’être: si le grain de blé en terre ne meurt pas, il reste seul et ne porte pas de fruits. Le gland qui ne pourrit pas ne se transforme pas: il restera en terre et ne produira pas de chêne. Contrairement  ce que l’on peut penser, ceux qui ne prennent pas le risque de se perdre, de se donner, se détruisent: c’est une loi naturelle. La paléontologie en donne une bonne illustration: les animaux qui se sont préservés, qui n’ont pas risqué leur vie ont eu tendance à se scléroser, à se fossiliser. Il n’y a pas eu d’évolution »
Extrait de « La Montagne dans l’océan » de Jean-Yves Leloup
. (14)
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé, et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre »  
Marc Aurèle
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« La noirceur ne peut chasser la noirceur .
La lumière peut le faire
La haine ne peut chasser la haine
L’amour peut le faire ! »
 
Martin Luther King
 
lumiere
On ne peut éviter certaines aventures et circonstances désagréables de notre existence, elles en font partie. L’important est de ne pas entretenir la douleur. Si nous n’entretenions pas nos  souffrances, nos pensées et nos ressentiments que réveille en nous cette douleur, elle pourrait diminuer.
Extrait de la montagne dans l’océan de Jean-Yves Leloup
 
-
« L’Amour commence à la maison. Ce n’est pas tant ce que nous faisons, mais l’amour que nous mettons dans chaque action. »
Mère Teresa
mere teresa
Tout progresse selon un rythme profond propre à chacun de nous et l’on devrait apprendre aux gens à respecter et écouter ce rythme; c’est ce qu’un être humain peut apprendre de plus important dans cette vie.
———
Attendre, écouter et prendre patience. Et s’adonner aux choses de tous les jours. Et être de plus en plus soi-même. Et cependant un maillon de la chaîne.
Etty Hillesum: faire la paix avec soi 
. (166)
J’pourrais un jour te raconter la vie
C’que j’en connais le peu qu’elle m’a appris
Faire le décompte de mes insomnies
De mes sauts dans le vide
Pas certain que ça t’aide à vivre

M’écoute pas
Suis ton étoile, m’écoute pas
Où que tu ailles tu sauras
Qu’je suis dans l’ombre près de toi

Et si jamais j’voulais faire le malin
Celui qui sait tout quand il ne sait rien
Si j’m’avisais d’juger tes amours
Comme si j’pouvais comprendre
Quelque chose aux cartes du tendre

M’écoute pas
Suis ton étoile, m’écoute pas
Où que tu ailles tu sauras
Qu’je suis dans l’ombre près de toi
M’écoute pas
Prends ton envol, m’écoute pas
Si tu t’affoles appelle-moi
Et si tu glisses je s’rai là

J’prends d’l’avance j’sais bien
T’es haute comme quatre pommes et demie
Et déjà tu veux tout faire toute seule
T’apprends vite

J’s’rai là

Nicolas Peyrac

Sur les croyances…

Une croyance est un principe, une vérité qui construit, motive nos orientations de vie, nos comportements nos réactions.

Une croyance est une conclusion que j’ai généralisée et qui influe sur les comportements que j’ai.

Chacun de nous reste dans ses croyances.

Les croyances prennent le relais là ou s’arrête la connaissance.

Le manque spirituel est en nous: les croyances nous aident à vivre un peu mieux.

Les croyances ne sont pas toujours mauvaises mais à un moment donnée elles sont trop lourdes.

Les croyances sauvent parfois la vie. 

La croyance est un passage vers la connaissance.

Il est important de faire le discernement ente les émotions, le factuel et les croyances.

On ne change pas les croyances de quelqu’un. Au mieux, on permet à l’autre de les changer lui-même.

Nous sommes en contact avec notre représentation du réel et non pas avec le réel.

Toute forme de changement s’accompagne d’un changement de croyances.

Quand je n’arrive pas à faire quelque chose, c’est qu’il y a un problème de croyances.

La croyance est la plus puissante quand on ne sait pas l’expliquer.

L’expérience est la seule façon qui permet de changer une croyance.

. (126)

« N’essaie jamais de te mêler du chemin de qui que ce soit. Toutes les âmes doivent trouver leur propre chemin et atteindre le but de leur manière propre. Certaines peuvent le faire à travers la méditation,  certaines à travers la contemplation, certaines à travers la prière, certaines à travers le travail, et certaines à travers le contact avec es gens.

Laisse toutes les âmes trouver leur chemin et le suivre »

Eileen Caddy.La petite voix

Rien ne peut survivre sans nourriture.Tout ce que nous consommons en nous agit sur nous, soit en nous guérissant, soit en nous empoisonnant. Nous avons tendance à penser que la nourriture se limite à ce que nous ingérons par la bouche, mais ce que nous consommons  avec nos yeux, nos oreilles, notre nez , notre langue et notre corps est aussi de la nourriture.

Les conversations qui ont lieu autour de nous, comme celles auxquelles nous participons sont aussi de la nourriture.Confectionnons- nous et absorbons-nous le type de nourriture qui est sain pour notre corps et notre esprit, et celui qui nous aide à grandir et nous épanouir? »

(…)

Nous devons penser à toute communication en terme de nourriture et de consommation. Internet par exemple est un bien de consommation  plein de nutriments qui peuvent être aussi bien toxiques que salutaires. Quelques minutes en ligne suffisent pour nous fournir le pire et le meilleur. Cela ne veut pas dire que nous devons supprimer Internet de notre vie mais que nous devons être pleinement conscients de ce que nous lisons ou regardons. Autrement dit,de ce que nous laissons entrer en nous.

Quand vous travaillez sur l’ordinateur pendant 3 ou 4 heures d’affilée, vous vous perdez complètement. C’est comme manger des frites: vous ne devriez pas manger des frites toute la journée , comme vous ne devriez pas être sur l’ordinateur toute la journée. Quelques frites et quelques heures devant l’écran , sont sans doute la limite maximale dont vous avez besoin

Extrait de » L’art de communiquer en pleine conscience « 

de Thich Nhat Hanh

« Partout où s’étend le ciel on est chez soi

En tout lieu de cette terre,, on est chez soi,

Lorsqu’on porte tout en soi »

Etty Hillesum

Quelque tâche que j’entreprenne, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.

Saint Paul

. (165)

Retourne vers le centre. Réveille l’esprit au fond de toi.

Va, suis les marées. Souviens toi d’avant ta naissance

Retourne vers le centre, Réveille l’esprit au fond de toi

Honore la terre. Remercie pour le miracle de la vie 

Retourne vers le centre. Réveille l’esprit au fond de toi.

Danse avec le vent. Sois calme dans l’oeil du cyclone.

Retourne vers le centre. Réveille l’esprit au fond de toi.

Brûle avec le feu entre la flamme de vérité.

Retourne vers le centre. Réveille l’esprit au fond de toi.

Chant amérindien

1

La liberté, c’est le silence du cerveau sans aucun mouvement compulsif de la pensée. Ce n’est pas  un cerveau à qui on impose le silence, mais juste un cerveau qui fait silence sans aucun effort de notre part. Et c’est là que ce manifeste ce qui est sacré et plein de beauté. C’est la libération de toutes les croyances, motivations et images. Dans cette explosion de liberté, les yeux redeviennent innocents, et l’amour est bénédiction.

Shibendu Lahiri

1 (2)

L’esprit intuitif est un cadeau sacré et l’esprit naturel un serviteur fidèle.

Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le cadeau 

Albert Einstein

. (164)

« En cédant à la haine, nous ne faisons pas nécessairement du tord à notre ennemi, mais nous nuisons à coup sûr à nous-mêmes. Nous perdons notre paix intérieure,  nous ne faisons plus rien correctement, nous digérons mal,nous ne dormons plus nous faisons fuir ceux qui viennent nous voir, nous lançons des regards furieux à ceux qui ont l’audace d’être sur notre passage. Nous rendons la vie impossible à ceux qui habitent avec nous et nous éloignons même nos amis les plus chers. Et comme ceux qui compatissent avec nous se font de moins en moins nombreux, nous sommes de plus en plus seuls.

A quoi bon ! Même si nous allons jusqu’au bout de notre rage, nous n’éliminerons jamais tous nos ennemis. Connaissez vous quelqu’un qui y soit parvenu?

Tant que nous hébergeons en nous cet ennemi intérieur qu’est la colère ou la haine, nous aurons beau détruire nos ennemis extérieurs aujourd’hui, d’autres surgiront demain . »

Le XIVème Dalaï Lama

compassion

« Je ne vois pas d’autre issue: que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il n’est déjà.

Je ne crois plus que nous puissions corriger quoique ce soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons déjà corrigé en nous. L’unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher e nous-même et pas ailleurs »

Etty Hillesum

. (53)

« Promets-moi aujourd’hui,
Alors que le soleil est juste au-dessus de nos têtes ,
De te rappeller, ma soeur, mon frère :
même s’il te terrasse
Sous une montagne de haine et de violence,
Que l’homme n’est pas notre ennemi.

Noble est la compassion.
La haine
ne peut répondre à la violence.
La haine ne te laissera jamais affronter
la bête qui est en l’homme.

Et un jour,
quand tu feras face à la bête,
seul, ton courage intact,
tes yeux pleins de gentillesse…
Alors de ton sourire
naîtra une fleur.

Et tous ceux qui t’aiment
seront tes témoins
par delà dix mille mondes de naissance et de mort.

Seul de nouveau,
je continuerai la tête baissée,
mais connaissant l’immortalité de l’amour.
Et sur la longue et dure route,
la soleil et la lune brilleront tour à tour
Eclairant mon chemin . »
Thich Nhat Hanh.

. (112)

 

Il y a des corps pliants,                                                      

Des corps pratiques,                                                        

Sans mémoires,                                                                

Sans histoire,                                                                        

Ils passent épargnés.

Il y a des visages parfaits,                                                    

Des visages clignotants,                                                          

Sans rien d’ombre,                                                              

 Sans rien qui tourne

 Ils passent pour  passer

 Il y a des gens amoureux,

 Qui mettent des fleurs  

Dans les cheveux de l’aimé

 Sans rien dire, Sans compter,  

 Ils passent et ils aiment.                                                               

Il y a des vies bosselées,

 Des vies de travers,  

Sans cheveux d’Ange,  

Sans barbe à papa,  

Ce sont des vies que l’on sent passer.  

Il y a un temps lâché,

Un temps pour s’en foutre,    

Avec les yeux plein de paillettes  

 Et un cornet de rêves                 

On le prend comme il est,                                          

Tout défroissé

 

Extrait de « Une étoile qui danse sur le chaos », de Eve Ricard

. (158)

Quand on a que l’amour
A s’offrir en partage
Autour du grand voyage
Qu’est notre grand amour
Quand on a que l’amour
Mon amour toi et moi
Pour qu’éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on a que l’amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d’y croire toujours
Quand on a que l’amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on a que l’amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on a que l’amour
Pour habiller matin

Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on a que l’amour
A s’offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on a que l’amour
A offrir à ceux là
Dont l’unique combat
Est de chercher le jour

Quand on a que l’amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier

Jacques Brel

. (119)

Je dis simplement qu’il faut tout mettre en oeuvre pour parvenir à tirer profit, même de la situation la plus destructrice. J’insiste sur les épreuves parce que celles-ci restent inévitables. Rien ne sert de discourir, d’épiloguer des heures durant sur la souffrance. Il faut trouver des moyens pour l’éliminer et, si on ne le peut pas, l’accepter, lui donner sens.

Extrait de « Eloge de la Faiblesse » d’Alexandre Jollien

. (160)

Hier encore j’avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l’amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps
J’ai fait tant de projets qui sont restés en l’air
J’ai fondé tant d’espoirs qui se sont envolés
Que je reste perdu ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel, mais le cœur mis en terre

Hier encore j’avais vingt ans
Je gaspillais le temps
En croyant l’arrêter
Et pour le retenir même le devancer
Je n’ai fait que courir
Et me suis essoufflé
Ignorant le passé conjuguant au futur
Je précédais de moi, toutes conversations
                       Et donnais mon avis que je voulais le bon                        Pour critiquer le monde avec désinvolture

Hier encore j’avais vingt ans
Mais j’ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l’ennui

Car mes amours sont mortes avant que d’exister
Mes amis sont partis et ne reviendront pas
Par ma faute j’ai fait le vide autour de moi
Et j’ai gâché ma vie et mes jeunes années
Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J’ai figé mes sourires
E t j’ai glacé mes pleurs

Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans ?

Charles Aznavour

. (64)

Si nous ne cultivons pas un bon cœur,
notre motivation égoïste détruira nos relations harmonieuses
avec les autres. Nous ne vivrons pas dans la paix et n’aurons
pas la possibilité d’obtenir un bonheur pur. Sans paix inté-
rieure, la paix extérieure est impossible. Si notre esprit n’est
pas en paix, nous ne sommes pas heureux même lorsque les
conditions extérieures sont excellentes, mais si par contre
notre esprit est en paix, nous sommes heureux, même lorsque
les conditions extérieures sont mauvaises. 

Guéshé Kelsang Gyatso,

. (20)

L’attitude du don à travers des gestes d’amour, des gestes concrets, est sans doute ce qu’il y a de plus difficile, parce qu’on n’est pas dans une attitude de sèche indifférence, ni dans une attitude d’amour sentimental et passionnel. C’est une voie de crête, la voie du milieu.

Nous sommes sur terre pour apprendre à bien aimer . Aimer c’est encore possible, mais bien aimer …quel chemin ! Je crois que nous avons toute notre vie pour apprendre…pour voir a quel point nous aimons mal, nous aimons pour nous. Nous cherchons toute sorte de compensation et nous appelons ça de l’amour …

Extrait de « La montagne dans l’océan » de Jean-Yves Leloup 

. (162)

Mon coeur est devenu capable de toutes les formes,

Une prairie pour les gazelles, un couvent pour les moines

Un temple  pour les idoles, une Kaaba pour le pèlerin,

les tables de la Thora, le livre du Coran,

Je professe la religion de l’Amour, et quelque direction 

Que prenne sa monture , l’amour est ma religion et ma foi 

Poème d’Ibn Arabî: l’interprète des Désirs, Poème 11

Ibn Arabi ( 1165-1240)

. (139)

« Je crois que ces deux droits humains sont fondamentaux: la liberté religieuse et la liberté d’expression. Vous êtes français non? Alors, allons, Paris: parlons clairement!… On ne peut pas cacher une vérité aujourd’hui: chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement, et nous voulons tous faire ainsi.

Deuxièmement, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c’est-à-dire au nom de Dieu.

(…)

Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que c’est le principal, sur la liberté religieuse: on doit le faire avec la liberté, sans offenser, mais sans imposer ni tuer.

(…)

La liberté d’expression à présent. Non seulement chacun a la liberté, le droit et aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun. Si nous pensons que ce que dit un député ou un sénateur – et pas seulement eux mais tant d’autres – n’est pas la bonne voie, qu’il ne collabore pas au bien commun, nous avons l’obligation de le dire ouvertement.

(…)

Il faut avoir cette liberté, mais sans offenser. Car il est vrai qu’il ne faut pas réagir violemment, mais si M. Gasbarri [responsable des voyages du Pape, à côté du Pape pendant l’interview, ndlr.], qui est un grand ami, dit un gros mot sur ma mère, il doit s’attendre à recevoir un coup de poing! C’est normal… On ne peut pas provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi!

Le pape Benoît, dans un discours, avait parlé de cette mentalité post-positiviste, de cette métaphysique post-positiviste qui menait à croire que les religions, ou les expressions religieuses, sont une espèce de sous-culture: elles sont tolérées mais elles sont peu de choses, elles ne sont pas dans la culture des Lumières.

C’est un héritage des Lumières: il y a tant de gens qui parlent mal des religions, qui s’en moquent, qui jouent avec la religion des autres. Ceux-là provoquent… et il peut se passer ce qui arriverait à M. Gasbarri s’il disait quelque chose contre ma mère. Il y a une limite! Chaque religion a de la dignité, chaque religion qui respecte la vie humaine et l’homme, et je ne peux pas me moquer d’elle… c’est une limite.

J’ai pris exemple de la limite pour dire qu’en matière de liberté d’expression, il y a des limites, d’où l’exemple choisi de ma mère»

Discours du  Pape François recueilli par l’ agence romaine I.Media  le 15 Janvier 2015

. (7)

« Amis bien aimés,

Ma loulou est partie pour le pays de l’envers du décor. Un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa peau douce. C’est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d’aplomb et d’équerre, par l’amour, et l’amitié, et la persuasion. Sans vous commander, je vous demande d’aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est un triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir, il faut reboiser l’âme humaine. 

Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller au paradis. Ah ! Comme j’aimerais qu’il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles. En attendant, à vous autres, mes amis de l’ici bas, face à ce qui m’arrive, je prends la liberté, moi, qui ne suis qu’un histrion, qu’un batteur de planches, qu’un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire, pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui. Je pense de toutes mes forces, qu’il faut s’aimer à tort et à travers. 

Je pense de toutes mes forces, qu’il faut s’aimer à tort et à travers. »

Julos Beaucarne
Nuit du 2 au 3 février 75

Lettre lue par Claude Nougaro

. (41)

Quand les jours meilleurs se font attendre
La vraie solution c’est de s’entendre
L’un tout contre l’autre pour s’étendre
Et d’être tendre,
Voir les jours monter, les soirs descendre
Voir les flammes devenir des cendres
Et savoir que le mieux à tout prendre
C’est d’être tendre

Tendre l’autre joue quand on s’embrasse l’une
Pondre des poutous comme un prunier des prunes
                    Se voler dans les plumes à coups de bisous doux                                  On ne sait pas tout ce que l’on peut apprendre                       D’un regard très doux, d’un sourire si tendre

C’est simple à comprendre 
Pourtant ça vient l’on ne sait d’où

Quand les jours meilleurs se font attendre
La vraie solution c’est de s’entendre
L’un tout contre l’autre pour s’étendre
Et d’être tendre, 
Tendre

 

Claude Nougaro 

(posté le 14 Janvier 2015)

. (21)

A mesure que le temps passe
Je mesure le temps qui passe
Et tandis que l’eau s’étend
Jusqu’à l’autre bout de l’étang
Je regarde l’aube claire
S’allonger sur les conifères
A l’aulne à l’orée du jour
Le soleil sera de retour
En dépit des années noires
Des années folles
Des heures de gloire
A la lisière du torrent
J’irai m’asseoir sur un banc
On ira faire un tour de barque
On ira déjeuner au parc
On s’embrassera dans le cou
Il y aura tout autour de nous

Les cerfs-volants qui planent
Quelques amants qui flânent
Un petit vent
Les parasols
Plantés dans le sol
Il y a longtemps.

Paroles de la chanson de Benjamin Biolay: les Cerfs Volants

(posté le 14 Janvier 2015)

. (161)

« Comment discerner la volonté de Dieu?

Si une pensée vient de Dieu, elle est une lumière dans le coeur, elle nous rend plus humble et nous fait progresser dans l’amour. Si cette pensée nous rend au contraire satisfaits de nous même et nous porte à juger les autres, cela vient de l’ennemi. »

(…)

« Demeurez dans mon amour 

Quoique tu fasses, n’oublie pas que tu es en présence de Dieu. Examine tes pensées,  veille sur tes actions. Il faut penser avec lui, marcher avec lui,aimer avec lui. Le moine est celui qui n’est jamais sans Dieu. Son coeur est habité par le Nom de Jésus  et il cherche à réaliser le commandement: demeurez dans mon amour.

Tout ce qui se fait sans amour ne sert à rien. Tu peux jeûner, veiller, te vêtir de chiffons; si tu n’as pas en toi l’amour de Dieu, cela ne sert à rien. »

Extraits des Paroles du Mont Athos de Jean-Yves Leloup

. (104)

«  Aimer quelqu’un sans vouloir le garder pour soi est complexe: l’autre croit souvent qu’il est aimé s’il peut vous appartenir, et cela crée des noeuds, des difficultés.

Comment aimer vraiment quelqu’un? Pas simplement en parole ou avec de la bonne volonté, mais en posant des actes où il se sente aimé sans que l’on ait pour autant refermé les bras sur lui, sans qu’on l’ait enfermé dans une situation affective inextricable. » Si je t’aime, ce n’est pas pour moi, ne t’occupe pas de moi, ne reste pas accroché à moi, va plus loin sur ton chemin. »

Extrait de la montagne dans l’océan de Jean-Yves Leloup

. (36)

 « Ce dont nous avons réellement besoin, c’est un changement fondamental dans la conscience humaine. Car, hormis dans les circonstances les plus exceptionnelles, la violence n’engendre qu’une violence accrue . Supposer que nous pouvons atteindre la paix par la violence est un raisonnement foncièrement erroné. » (…)

« Le terrorisme constitue un exemple extrême: dès lors que des individus sont fortement poussés vers la destruction, aucun système policier ou sécuritaire ne sera jamais approprié pour parvenir à les arrêter. » (…)

 « Pour que le niveau de violence diminue dans le monde, il est impératif que les populations adoptent consciemment une position de désarmement. Le désarmement est la compassion mise en pratique . Ce qui est requis , c’est à la fois le désarmement  intérieur, vis à vis de nos haines, nos préjugés et de notre intolérance individuelle et le désarmement extérieur au niveau des nations et des Etats. « (…)

« Les exploits accomplis par le Mahatma Gandhi et Martin Luther King peuvent nous aider à comprendre que la non violence est la meilleure approche à long terme pour réparer l’injustice . Si le XX ème siècle a été un siècle de violence, faisons du XXI ème siècle un siècle de dialogue. » (…) »

Sa Sainteté le Dalaï-Lama

extraits de » Au delà de la religion , une éthique de la compassion »

. (135)

(posté le 09 Janvier 2015)

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( posté le 08 Janvier 2015)

Lorsque l’on demanda au Dalaï-Lama ce qui le surprenait le plus chez l’humain, il a répondu :

« L’Homme.

Parce qu’il sacrifie sa santé pour gagner de l’argent.

Et quand il l’obtient, il sacrifie son argent pour recouvrer la santé.

Et il est si anxieux du futur qu’il ne profite pas du présent.

Au final, il ne vit ni dans le présent ni dans le futur, il vit comme s’il n’allait jamais mourir et finalement, il meurt sans jamais avoir vraiment vécu. »

Le Dalaï-Lama

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Les voeux de Jacques Brel

 

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.

 Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.

 Je vous souhaite des passions,

 Je vous souhaite des silences.

 Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.

 Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.

 Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

 Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.

 Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

Les vœux de Jacques BREL, 1er janvier 1968 (Europe 1)

. (73)

Jamais l’étoile polaire ne bouge, pourtant, elle contrôle le mouvement.

L’étoile polaire est le coeur du ciel et de la terre.

C’est quand le psychisme humain est calme et tranquille.

Telle l’étoile polaire immobile,

Que l’esprit est le plus ouvert et le plus alerte.

Celui qui le sait porte en lui le Tao Céleste

Li -Daoquin

. (10)

« Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance de la bonne nouvelle, j’affirme avec audace ma foi dans l’avenir de l’humanité.

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de croire que l’être humain ne soit qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoique ce soit le cours des événements,

Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent que l’homme est à ce point captif de la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir réalité.

Je crois que la vérité et l’amour sans condition auront le dernier mot.

La vie même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.

Je crois fermement que même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux. »

Martin  Luther King

. (75)

« La poésie ne réside pas dans de jolies formules mais dans le rapport que nous pouvons ouvrir à chaque chose.

Servir une tasse de thé comme il faut, avec précision et de tout son corps est un acte profondément poétique . Mais l’est tout autant le fait de prendre sa douche et de s’habiller, de serrer la main d’un inconnu et de prendre soin d’un enfant malade. »

(…)

« L’expérience artistique n’est pas esthétique mais méditative. Elle ne t’invite pas à un plaisir personnel, mais à t’ouvrir plus amplement au secret du monde . 

En écoutant un concert, en regardant un tableau,  en lisant un poème tu apprends à écouter le maintenant de manière profonde, directe et simple. En ce sens , l’art et la méditation regardent dans la même direction et s’éclairent mutuellement. »

Extrait de  » Simplement là ,le coeur grand ouvert »

de Fabrice Midal

. (157)

« Pour que la vie ait l’unité d’une mélodie, il faudrait vraiment que chaque note retienne les précédentes et engendre les suivantes ».

 Paul RICOEUR, Philosophie de la volonté : Le Volontaire et l’involontaire, 

. (2)

« Les différentes voix s’unissent dans la mélodie : l’une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l’autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d’un combat plein de mélancolie… c’est l’expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure … » 

Maurice BARRÈS, Mes Cahiers

. (118)

Il y a simplement la mélodie continue de notre vie intérieure, mélodie qui se poursuit et se poursuivra, invisible, du commencement à la fin de notre existence consciente ».

Henri BERGSON, La Pensée et le Mouvant. Essais et conférences

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S‘aimer n’a strictement rien à voir avec une forme de narcissisme ou d’indulgence; c’est une manière de désobstruer son coeur et de le rendre disponible.

C’est donc tout à fait à tord que l’on oppose s’aimer soi-même et aimer quelqu’un.

Là où l’amour a place il rayonne. Peu importe  le chemin choisi pour lui donner droit .

(…)

S’aimer est un dépouillement, non une confirmation. Tu arrêtes de faire toute une histoire de ta situation. Tu entres dans la paix profonde qui n’est autre que le couronnement de l’amour.

(…)

Si tu veux aimer ; cesse tout simplement de vouloir avoir raison, laisse le souffle bienveillant de l’amour transpercer tes conceptions et tes certitudes.

Laisse l’amour déplacer le cadre à partir duquel tu considères la situation.

Donne lui à chaque fois la première place

Extrait de  » Simplement là ,le coeur grand ouvert »

de Fabrice Midal

. (157)

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Se réjouir du bonheur des autres est une bonne chose: cela  montre que nous avons compris deux phénomènes importants. Le premier est que l’envie et la jalousie sont des souffrances inutiles. le second est que le bonheur des autres est toujours une bonne nouvelle pour nous: il ne nous retire rien et embellit le monde.

Christophe André Extrait de  » Et n’oublie pas d’être heureux »

. (126)

On est mère pour comprendre l’inexplicable

On est mère pour illuminer les ténèbres

On est mère pour couver,

quand les éclairs zèbrent la nuit, quand le tonnerre viole la terre,

quand la boue enlise.

On est mère pour aimer

sans commencement ni fin.

Miriama  Bâ (écrivaine sénégalaise)

. (67)

Tout comme le corps a besoin de nourriture pour grandir, l’âme a besoin d’amour pour grandir. C’est ce dont la société moderne a besoin, car seul l’amour aidera les être humains à évoluer intérieurement.

SRI MATA AMRITANANDAMAYI

. (126)

« La souffrance fait-elle grandir? On peut répondre: cela dépend de chacun. Si poussé par l’aiguillon de la souffrance, on utilise l’occasion qui nous est offerte pour faire un retour sur nous mêmes, un questionnement intérieur et une transformation de notre conscience, la souffrance aura évidemment servi notre évolution. Mais en fait la souffrance n’aura été qu’un prétexte pour nous réveiller. Ce qui nous aura vraiment  fait grandir, c’est notre volonté et notre choix de nous remettre en question, de remettre en question notre vielle façon de percevoir le monde et d’essayer de rentrer en contact avec des yeux nouveaux. C’est ce qu’on appelle évoluer par  la méthode « mal gré. » ( …) Mais évidemment, si l’on est très endormi  et que l’on ne se réveille pas, la souffrance reviendra encore et encore jusqu’au moment ou l’on se décidera de bouger. On ne grandit pas automatiquement parce que l’on souffre: cela dépend de ce que l’on choisit de faire avec la souffrance. »

Extrait de  « Le pouvoir de choisir  » d’Annie Marquier

. (69)

La simple éclosion d’une fleur, la rumination des vagues, la cataracte des splendeurs dévalant les degrés du ciel ou le reflet lunaire aux parois du rocher, tout accompagne la présence de l’Esprit.

Mais plus encore peut-être, les circonstances qui font la vie de tous les jours tissée de simplicité, pétrie d’humbles services, sont porteuses d’une vertu sanctifiante: à la seule condition que quoique l’on fasse, nos actes et nos gestes s’accompagnent d’attention, de minutieux respect, de ferveur, et du constant souvenir,au coeur même de l’obscurité, de la petite lampe – cette aurore miniaturisée- qui doit éclairer le tout de notre vie, l’infime lueur, l’infime semence ignorée, inaperçue et pourtant la seule vraie: l’espérance.

Jean Biès

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« Lorsque vous priez, vous vous élevez pour rencontrer dans l’air ceux qui prient à cette même heure, et que sauf en prière vous ne pourriez  rencontrer »

Khalil Gibran

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« Tu viens d’un monde divin et tu peux y retourner si tu le veux.

Il y a en toi quelque chose d’éphémère et quelque chose d’éternel

Ne te sers de l’éphémère que pour développer l’éternel…

Et ceci est le Tao du sage qui agit mais ne lutte pas « 

Lao Tseu

 

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Chercher le bonheur en dehors de nous, c’est comme attendre le soleil dans une grotte orientée au nord

Adage tibétain

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« Une grande partie de nos souffrances vient de ce que nous avons trop de pensées. en même temps nous ne pensons pas de manière saine. Nous ne prêtons intérêt qu’à notre satisfaction immédiate sana en mesurer à long terme les avantages et les inconvénients pour nous mêmes ou pour les autres.

Or cette attitude finit toujours par se retourner contre nous. Il est sûr et certain qu’en changeant simplement notre façon de voir les choses, nous pourrions réduire les difficultés actuelle,et d’éviter d’en créer de nouvelles.

Certaine souffrances comme celles de la naissance, de la maladie, de la vieillesse ou de la mort sont inévitables. La seule chose que nous pouvons faire c’est réduire la peur qu’elles provoquent en nous .

Si nous ne réfléchissons pas correctement, si notre vue est trop coure , nos méthodes sans profondeur, et si nous ne considérons pas les choses l’esprit ouvert et détendu, nous transformons en difficulté majeures ce qui n’était au départ que des problèmes insignifiants.

En d’autres termes, nous fabriquons un grand nombre de nos souffrances. »

Sa Sainteté le Dalaï Lama

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 » Il en est des prières comme des couleurs: pour garder leur singulière identité, leur éclat incomparable, irremplaçable, il convient ni de les mélanger, ni de les mixer, ni les confondre, mais de les juxtaposer. Alors elles se répondent, elles se complètent (…) Les prières dites ensembles, forment une musique divine, qui transporte. Parce qu’elles n’abjurent rien de leur religion comme lien au Dieu d’origine, rien de leur particularité, de leurs différences, parce qu’elles choisissent tout de ce qu’elles sont, et ne renient rien de ce que sont les autres, elles offrent à l’orant ce don d’ubiquité magnifique .Leur apparent éparpillement répond en  fait au mouvement profond des âmes, à leur quête universelle, aiguillonnée par la nostalgie de l’Un. »

Extrait de ULTREIA: article de Christian Rancé « Quand s’épanche du ciel… »

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« La vie passe, certes,  par le fait de savoir ou l’on va, en ayant une direction, et de comprendre ce que l’on fait. Il est beau toutefois, parfois de ne plus chercher à savoir où l’on va ni à comprendre ce que l’on fait. C’est en cessant ainsi de toujours vouloir savoir que l’on commence à voir et entendre. De même, il est beau parfois de ne plus être libre. C’est en se  laissant prendre par la vie que l’on commence à sentir vivre une vie à l’intérieur de soi. »

Extrait de ULTREIA: article de Bertrand Vergely » Le jardin du sens »

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Un enfant accompagne le sculpteur chercher un morceau de marbre. Chaque matin l’enfant regarde le maître tailler la pierre. Un jour, la sculpture est terminée et un magnifique cheval apparaît. Le petit enfant regarde, émerveillé et dit au sculpteur: comment savais tu qu’il y avait  un cheval dans cette pierre?

Légende grecque 

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« Dans toutes les voies mystiques du monde, les enseignements attestent clairement l’existence en nous d’une immense réserve de pouvoir, le pouvoir de la sagesse et de la compassion, le pouvoir de ce que le Christ appelait le Royaume des Cieux. Si nous apprenons comment l’utiliser  (c’est le but de la recherche de l’éveil), ce pouvoir peut non seulement nous transformer mais également transformer le monde qui nous entoure. » 

Sogyal Rinpoché

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« Pour guérir il faut vivre, vivre à son idée à soi, et non pas à l’idée à papa, maman, à l’idée de la société, de la concierge ou du voisin. Pour améliorer ses chances de guérir, il est préférable de vivre selon ses désirs, en découvrant ses valeurs propres, de réaliser ses envies, ses besoins profonds, et non selon des projets, « un scénario de vie » , un « script » programmé par la famille ou la société ou pour faire plaisir à quelqu’un .

Le « sacrifice de soi » se paye  souvent par l’épuisement, la maladie ou la mort .

On vit pleinement centré sur soi, son être profond et non décentré et comme jouet ou porte-parole d’autrui.

Pour guérir, il faut vouloir guérir.

Pour vouloir guérir il faut avoir envie de vivre.

On a d’autant plus envie de vivre qu’on a réellement affronté la mort, qu’on s’est découvert soi-même, ses possibilités et sa voie »

Extrait du livre  » Le Plaisir de vivre » de Anne Ancelin  Schützenberger

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« Pourquoi porter un passé trop lourd sur ses épaules ? Jetez le dans la poubelle et l’oubli, lâchez prise . »

« Vous naissez nu, vous mourrez nu. Amassons les actes positifs et non les biens. On se souviendra des uns, on vous prendra les autres »

« Un jour faste arrive, tant mieux. un jour néfaste arrive arrive, tant pis. Restez immuables devant ces deux menteurs que sont une victoire ou une défaite. Rien ne dure éternellement ici-bas. »

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 Vérités communes à Christ et Bouddha

« 1 ère vérité: savoir se contenter d’être heureux de ce que l’on est et non se déconsidérer en refusant son moi.

2 ème vérité: apprendre à échanger, à mieux partager, c’est à dire être sociable.

3 ème vérité: il faut aimer l’autre, les autres, sans cela il n’y a pas de bonheur possible.

4 ème vérité: faire confiance à l’être aimé et être fidèle à la parole donnée.

5 ème vérité: ne pas être esclave de nos bas instincts (domination, propriété, sexuels, combats et autres) et de la peur irraisonnée qui est à l’origine de nos angoisses, de nos anxiétés et engendre un comportement négatif.

6 ème vérité: ne vous laissez pas emporter par la colère à refuser le pardon, à avoir de la haine, vouloir vous venger. Apprenez l’oubli.

 7 ème vérité: ne soyez pas dépendant physiquement à des produits nocifs ou psychologiques (addictions), soit aux jeux d’argent, aux aliments, aux boissons, au drogues, au sexe, pour ne citer qu’elles.

8 ème vérité: apprenez à vous contenter de ce que vous possédez

9 ème vérité: tout se gagne par son propre labeur, tout se mérite.

10 ème vérité: rien n’est jamais acquis définitivement.

12 ème vérité: agissez en pleine conscience, c’est à dire en prévoyant la conséquence de vos actes.

13 ème vérité: combattez l’individualisme, le moi est là pour servir autrui et non pour se servir exclusivement

14 ème vérité: apprenez à vous détacher de votre moi, de cette identité passagère que l’on perdra un jour ou l’autre. Faites ce que vous devez faire en conscience et n’en attendez pas de remerciements.

15 ème vérité: ne jamais désespérer. Il y a des passes malheureuses dans une vie. Elles ne sont pas éternelles, ne perdez jamais espoir. Votre devenir est entre vos mains: il faut forcer la chance.

16 ème vérité: il est inutile de vouloir s’opposer à l’inévitable, mais savoir l’accepter.

17 ème vérité : n’enviez pas ce que possèdent les autres et ne devenez pas esclaves de vos désirs

18 eme vérité: apprenez que ce qui s’est passé n’est plus

19 ème vérité : AIMEZ car le sel  de la vie c’est AIMER

Extraits de » Les dits et non-dits du Bouddha et du Christ ( ou La Voix du Coeur ) de Charles Regimbeau

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 « Vous êtes votre principal guérisseur: l’un des moyens les plus puissants pour se guérir est d’entretenir avec soi-même une relation émotionnelle positive, ce qui est rarement le cas. Nous refusons de nous accepter comme nous sommes, créant ainsi la culpabilité. Une fois que nous nous sentons coupables d’avoir fait ou de n’avoir pas fait quelque chose, nous reculons devant la rectification de l’erreur et laissons la culpabilité nous punir. Il est plus facile d’endosser la culpabilité et le rejet de soi-même qui s’ensuit que d’obéir à notre personnalité et de nous confronter à notre peur. « 

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Derrière le portail 

Derrière le portail de la faiblesse éprouvée 

se trouve votre force.

Derrière le portail du chagrin éprouvé

se trouvent votre plaisir et votre joie.

Derrière le portail de votre peur éprouvée

se trouve votre sécurité.

Derrière le portail de votre solitude éprouvée 

se trouve votre capacité d’accomplissement, d’amour et de camaraderie 

Derrière le portail de votre haine éprouvée

se trouve l’accès à l’amour.

Derrière le portail du désespoir éprouvé

se trouve le véritable espoir.

Derrière l’acceptation des manques de votre enfance

se trouve votre complétude.

Eva Broch Pierrakos 

Extraits de  » Guérir par la lumière » de Barbara Ann Brennan

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« Toutes les choses importantes de la vie sont porteuses d’un mystère. Toutes sont porteuses d’une éternité. Il y a une éternité dans l’amour entre deux êtres. Cette éternité vient du mystère de la rencontre. Soudain l’être aimé apparaît et l’on est foudroyé. Pourquoi apparaît-il? Mystère.. »

Extrait de  » Une vie pour se mettre au monde  » de Marie de Hennezel et Bertrand Vergely

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 » La parole est votre outil le plus puissant en tant qu’être humain; c’est un instrument magique. Mais comme une lame à double tranchant, votre parole peut créer les rêves les plus beaux ou tout détruire autour de vous. L’un des ses  tranchants est son mauvais usage, qui peut concrétiser l’enfer; l’autre est son usage impeccable qui crée la beauté, l’amour et le paradis sur terre. Selon la façon dont elle est utilisée la parole peut vous libérer ou vous asservir plus que vous ne pouvez l’imaginer. Tout le pouvoir magique dont vous disposez réside en elle. Votre parole est de la magie pure et son mauvais usage de la magie noire. La parole est si puissante qu’un seul mot peut changer une vie ou détruire l’existence de millions de personnes.

 Il y a quelques décennies la parole d’un homme en Allemagne a manipulé toute une nation peuplée de gens très intelligents. Il les a conduit à la guerre, par la seule puissance de sa parole. Il a réussi à convaincre certains de commettre des actes de violence les plus atroces qui soient. Sa parole a réveillé la peur des gens et comme une immense explosion les tueries et la guerre ont ravagé le onde entier. Partout les humains se sont entre-tués parce qu’ils avaient peur les uns des autres; la parole d’Hitler, fondée sur des croyances et des accords issus de la peur, restera dans les mémoires durant des siècles.

La parole est une graine, et l’esprit humain est si fertile! Malheureusement, il s’avère souvent très fertile pour les semences de la peur; chaque esprit humain est fertile, mais seulement pour les graines pour lesquelles il est préparé. Il est donc important de découvrir le type de graine auxquelles notre esprit offre sa fertilité et de le préparer à recevoir les semences de l’amour »

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Extrait  de « Les quatre accords toltèques » Don Miguel RUIZ

« Selon la sagesse bouddhiste la vue de ‘immortalité ou de la permanence est une vue erronée.Tout est impermanent, tout change. Rien ne peut rester toujours identique. La permanence n’est la vraie nature d’aucune chose. Mais de dire que lorsque nous mourons il ne reste rien est aussi une vue erronée. L’immortalité et l’annihilation forment une paire d’opposés. L’immortalité est une vue erronée puisqu’à ce jour, nous n’avons rien trouvé qui soit comme cela.Tout ce que nous observons est impermanent, toujours en changement. Mais l’annihilation est également une vue erronée.

Supposons que nous parlons de la mort d’un nuage. Vous regardez dans le ciel et vous ne voyez plus votre nuage bien-aimé et vous vous écriez: « oh, mon cher nuage, tu n’es plus là! comment pourrais je survivre sans toi ? » Et vous pleurez. Vous pensez que le nuage est passé de l’être au non-être, de l’existence à l’inexistence. Mais la vérité, c’est qu’il est impossible pour un nuage de mourir. Mourir, cela veut dire que de quelque chose vous deveniez soudain rien du tout . Mais nous avons vu que ce n’est pas le cas. C’est pourquoi lorsque nous fêtons un anniversaire, au lieu de chanter  » Bon anniversaire » nous devrions chanter » Bonne continuation ». La naissance, ce n’est pas le début mais seulement votre continuation. Vous étiez là déjà avant, sous d’autres formes.

Regardons une feuille de papier.Avant que la feuille de papier n’apparaisse sous cette forme, elle était autre chose. Elle n’est pas venue de rien, vous ne pouvez pas brusquement devenir quelques chose. En regardant profondément cette feuille de papier, nous pouvons voir les arbres, la terre, le soleil, la pluie et le nuage qui ont nourri les arbres, le bûcheron et la papeterie. Nous pouvons voir la vie antérieure de la feuille de papier. C’est de là qu’elle vient. Prendre la feuille de papier n’est qu’une nouvelle manifestation: ce n’est pas réellement une naissance. La nature de la feuille de papier est donc sans naissance, et sans mort. Il est impossible pour une feuille de papier de mourir. Si vous la brûlez, vous la voyez se transformer en fumée, en vapeur , en cendre, en chaleur. La feuille de papier continue sous d’autres formes.(…)

Si nous avons perdu quelqu’un qui est très proche de nous et que nous sommes en deuil, nous devons regarder de plus près. Cette personne continue à vivre d’une façon ou d’une autre. Et nous pouvons faire quelque chose pour l’aider à avoir une plus belle continuation. Elle est toujours en vie , en nous et autour de nous. Si nous regardons de cette manière, nous pouvons toujours la reconnaître sous différentes formes (…) Vous n’avez jamais perdu votre bien-aimé. Il a juste changé de forme

C’est le genre de vision, le genre de vue profonde qui est nécessaire pour surmonter son chagrin. Nous pensons que nous l’avons perdue pour toujours, mais cette personne n’est pas morte, elle n’a pas disparu. Elle continue sous de nouvelles formes. Nous devons pratiquer le regard profond pour reconnaître la continuation et l’aider.  » Chéri, je sais que tu es là d’une certaine manière, très réel pour moi. Je respire pour toi, je regarde pour toi, j’apprécie la vie pour toi. et je sais que tu es très proche de moi, que tu es en moi. » Lorsque le nuage disparaît dans le ciel, il ne passe pas de l’être au non être, il continue toujours. La nature du nuage est la non naissance et la non mort. La nature de votre bien aimé est comme cela, vous êtes aussi comme cela . »

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Extrait de « La peur » de Thich Nhat Hanh

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« Lorsque vous écoutez quelqu’un, ne le faites pas uniquement avec votre tête; écoutez avec tout votre corps. Sentez le champs  énergétique de votre corps subtile pendant ce temps. Cela éloigne l’attention du mécanisme de la pensée et ménage un espace de calme qui vous permet d’écouter véritablement sans que le mental interfère, ainsi vous faîtes de la place à ‘autre, de la place pour être. C’est le plus précieux cadeau que vous puissiez offrir à un interlocuteur.

La plupart des gens ne savent pas écouter parce que la plus grande partie de leur attention est monopolisée par la pensée et non sur ce que l’autre personne est en train d’énoncer. Elle n’est pas du tout tournée vers ce qui a vraiment de l’importance, c’est à dire  l’Etre qui existe derrière les mots et le mental (…)

La majorité des relations repose principalement sur l’interaction des « mentaux », non pas sur la communication entre être humains, sur la communion. Aucune relation ne peut fleurir ainsi et c’est pour cette raison qu’il y a tant de conflits dans les relations. 

Quand le mental mène votre vie, les conflits, les antagonismes  et les problèmes sont inévitables. Quand vous êtes en contact avec votre corps énergétique, il se crée une dimension de vide mental où la relation peut s’épanouir. »

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Extrait de « Le pouvoir du moment présent » d’Eckhart Tolle 

Quand un rayon de soleil frappe un morceau de cristal, des lumières irisées en jaillissent, brillantes mais insubstancielles. De même, les pensées, dans leur infinie variété (dévotion, compassion, méchanceté, désir …) sont insaisissables, immatérielles, impalpables. Il n’en est pas  pas une qui ne soit vide d’existence propre.Si vous savez reconnaître la vacuité de vos pensées au moment même où elles surgissent, elles s’évanouiront. La haine et l’attachement ne pourront ébranler votre esprit, et les émotions perturbatrices cesseront d’elles mêmes. Vous n’accumulerez plus d’actes néfastes et de ce fait vous ne causerez plus de souffrances. Voilà l’ultime pacification.

Kyentsé Rinpotché

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« Je ne vois pas d’autre issue: que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il ne l’est déjà . »

« je ne crois plus que que nous puissions corriger quoique ce soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons d’abord corrigé en nous .L’unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous même et pas ailleurs . »

Etty Hillesum 

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J’ai décidé de choisir de fixer mon attention sur le « beau » plutôt que sur le « laid ».

J’ai décidé de choisir écouter une belle musique  plutôt que d’embrouiller mes oreilles de nouvelles anxiogènes.

J’ai décidé d’emplir mon esprit et mon coeur de gratitude pour toutes les belles opportunités que la vie me fait rencontrer .

Tout cela est juste peut-être une question de choix .

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Le bonheur

Le bonheur circule entre les êtres. Nous le recevons, nous le transmettons, et à chacun de ses passages, d’humain à humain il se régénère, se métamorphose, se modifie, acquiert du sens et une histoire. comme pour la vie nous n’en sommes finalement que les réceptacles et les transmetteurs.

L’affection, cette forme d’amour qui ne cherche  pas à posséder mais qui accepte l’autre tel qu’il est, et qui souhaite le meilleur pour lui, est propice au bonheur. Car elle est un amour qui donne plus qu’elle ne réclame, qui détache plus qu’il n’enserre, et qui se réjouit du bonheur de son objet.

Extrait  de » l’art du bonheur » de Christophe André

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Donner

Donner de l’espace à l’autre

Accueillir quelqu’un, ce n’est pas le prendre

pour l’étouffer ou le changer selon mes idées

et ma façon de voir;

Accueillir, c’est donner de l’espace à l’autre

à l’intérieur de moi, pour qu’il puisse m’apporter

quelque chose et, par le fait même,

me transformer un peu;

L’accueil est une ouverture, une capacité

un désir d’évolution, de changement, de croissance.

Dans l’accueil, il y a un élément d’inattendu.

Je n’agis plus en maître.

Je reçois ce qui m’est donné.

Recevoir quelqu’un pour prendre dans ses idées

ce qui peut m’enrichir

et le rejeter quand il me dérange,

ce n’est pas l’accueil.

Accueillir c’est s’exposer à un risque.

La vie est risque.

C’est en risquant qu’on devient vivant et aimant

Et le fruit de ce risque, c’est la fidélité de l’amour,

la tendresse éprouvée, la célébration d’une alliance.

 

Jean Vanier

 

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Emplis ton bol à ras bord 

et il débordera

Aiguise ton couteau sans relâche

et il s’émoussera 

Cours après l’argent et la sécurité

et ton coeur ne s’apaisera jamais

Soucie toi de l’appropriation des gens 

et tu seras leur prisonnier

Fais ton travail puis retire toi .

La seule voie vers la sérénité

Lao- tseu

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Et une femme qui tenait un enfant sur son sein dit : « Parle-nous des enfants. »  Et il dit :  « Vos enfants ne sont pas vos enfants.  Ils sont les fils et les filles du désir de la Vie pour elle-même.  Ils viennent à travers vous mais ne viennent pas de vous.  Et bien qu’ils vivent avec vous, ils ne vous appartiennent pas.  Vous pouvez leur donner votre amour, mais non vos pensées,  Car ils ont leurs propres pensées.  Vous pouvez héberger leurs corps, mais non leurs âmes,  Car leurs âmes habitent la maison de l’avenir, que vous ne pouvez visiter, même en vos songes.  Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais ne cherchez pas à faire qu’ils vous ressemblent,  Car la vie ne revient pas sur ses pas, ni ne demeure dans le passé.  Vous êtes les arcs d’où partent vos enfants comme des flêches vivantes.  L’Archer voit sa cible sur le chemin de l’infini et Il vous ploie de Sa toute puissance pour que Ses flêches aillent vite et loin.  Courbez-vous avec joie dans la main de l’Archer ; car autant qu’Il chérit la flêche qui vole,  Il chérit l’arc immobile. » 

Kahlil Gibran, Le Prophète.

 

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La gratitude à l’état pur  est un état de don. Lorsque vous éprouvez un sentiment de gratitude qui vient du coeur, vous irradiez autour de vous un champs électromagnétique puissant. Les radiations qui émanent de vous sont si pures et si intenses qu’elles touchent tous ceux qui entrent en contact avec vous. L’effet de ces radiations sur les autres est impossible à retracer -l’effet de propagation d’une personne à l’autre n’a jamais de fin.

Extrait du Secret au quotidien de Rhonda Byrne

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 L’amour d’un vieux couple a quelque choses de désespéré. Plus il va, plus il s’exalte, plus il se ravit de mots, de gestes et  d’étreintes, aussi pudiques qu’aux temps où il naissait, et plus il se sent oppressé serré par le temps qui va et le terme qui approche. Ainsi, vous vous aimez toujours, mieux que toujours? Vous allez le payer très cher, si vous ne croyez pas, si vous ne rêvez pas au delà du terme .

Extrait  de  » Les vieux jours  » d’André Miquel

Qui a dit que du mariage, les quarante premières années étaient les plus difficiles et que ensuite tout allait bien? Si c’est oui, je plaindrai toujours ceux, qui de leur fait ou non, ne sont pas allés au delà, qui n’ont pas connu ces moments où toute difficulté, toute dispute, tout accroc dans une vie à deux , deviennent après, dans la paix retrouvée, autant de bonheur, simplement parce qu’on les a vécus, à deux.

Extrait  de  » Les vieux jours  » d’André Miquel

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Je ne saurais rien vous révéler qui puisse, en quelques minutes, vous apprendre comment être riche. Mais je peux vous dire comment vous sentir riche, ce qui vaut bien mieux (laissez- moi vous l’affirmer en connaissance de cause ) que de l’être. Soyez reconnaissants(…) C’est le seul plan totalement fiable pour devenir riche .

Ben Stein

breche_dans_mur_de_terrasseParfois la petite pluie qui doit tomber sur chaque vie se transforme en ouragan. Une série de désastres survient qui nous met à terre ou nous  projette dans le vide. C’est trop violent pour notre capacité ordinaire à gérer les chose, puisque cela arrive trop vite pour adopter l’approche « une chose à la fois »(…)

La crise représente en général une confrontation ou une dispute avec une ou plusieurs conditions de l’existence . 

La crise est un défi au changement. Changer, c’est identifier un nouveau degré de force en nous et agir en accord avec lui; rester inchangé, c’est régresser.

Il n’existe pas de moyen confortable. C’est pourquoi une crise  nous fait rentrer dans le vide.Nous voyons alors quelle part de sécurité était une béquille destinée  à soutenir un moi tremblotant.

Dans la crise nous sommes incapables de maintenir les vieilles structures qui nous soutenaient confortablement.Nous sommes alors contraints de rassembler nos forces et d’entrer dans quelque chose de nouveau.

Une grâce va peut-être croiser notre route; nous nous découvrons une force que nous ne savions pas posséder. Nous survivons  la crise, nous sommes encore debout après la tempête.

L’effondrement qui nous menace conduit à une percée.

Un paradoxe est apparu: sans étais , nous parvenons à tenir debout.

Les étais assistent la Maison

Jusqu’à ce qu’elle soit construite,

Et puis on retire les étais

Et adéquate, debout,

La maison se soutient d’elle-même;

Cessant de se rappeler

L’Auge et le Charpentier.

Seul ce recul

Donne vie Parfaite,

Un passé de Planche et de Clou,

Et de lenteur…Puis l’échafaudage tombe…

Et une Ame s’affirme

Emily Dickinson

Tiré du livre de David Richo : « Le pouvoir des coïncidences »

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« On ne « se remet » jamais de la disparition d’un être cher.

On apprend seulement à vivre avec cette réalité. Vous guérirez, vous vous reconstruirez autour de la perte dont vous avez souffert. Vous serez entier à nouveau mais vous ne serez jamais plus le même, ce qui en aucun cas ne serait souhaitable.

Le deuil est un temps de réflexion, de douleur, de désespoir  de tragédie, d’espoir, de réadaptation, de réinvestissement, et de guérison. Il est fondamental de lui ré-accorder du temps, de boucler la boucle d’un lien qui ne se dénouera jamais

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Une perte significative engendre des sentiments que nous avons pour la plupart tenté d’esquiver tout au long de notre existence. Tristesse, colère et douleur nous assaillent avec une intensité que nous ne soupçonnions pas. Nos défenses ne sont pas suffisamment robustes par rapport à la puissance de la mort. Nous sommes seul dans une situation sans précédent, démuni de répertoire émotionnel pour y répondre. Nous n’avons jamais perdu d’autre mère, d’autre père, d’autre conjoint, d’autre enfant. Ces évènements uniques dans une vie suscitent des sentiments terrifiants, épuisants, des émotions étrangères, aigües, malvenues, dont nous ignorons sur le coup, qu’ils font partie du processus de guérison. Comment quelque chose de si douloureux pourrait contribuer à notre guérison ?

Le deuil porte pourtant des fruits. Dans le chaos émotionnel qu’il provoque, il nous amène lentement à nous ré-impliquer dans l’existence. Ce qui ne signifie pas que l’on oublie, que l’on ne sera plus revisité par la douleur de la perte. Le deuil, c’est faire l’expérience complète du cycle de la vie, de la naissance, jusqu’à la mort. Nous avons survécu à la perte. Le deuil nous a appris à guérir et appris à vivre avec celui que nous avons perdu.

C’est cela la grâce du deuil

C’est cela le miracle du deuil

C’est cela le don du deuil »

Elisabeth Kübler-Ross

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« Agis sans pour autant bouger, oeuvre sans t’impliquer, savoure ce qui est sans saveur.

Célèbre ce qui est petit, élève ce qui est humble, réponds aux offenses par des bienfaits.

Accomplis ce qui est difficile en commençant par le facile, vois de la grandeur dans la plus humble chose.

Dans l’univers, les choses difficiles se réalisent,comme si elles étaient faciles, et les grandes oeuvres du monde ont commencé par de petites.

Aussi le sage n’entreprend rien de grand, et c’est pour cela qu’il peut réaliser des oeuvres éternelles. »

Tao De Jing

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 Sur l’équilibre …

Le rassurant de l’équilibre, c’est que rien ne bouge. Le vrai de l’équilibre, c’est qu’il suffit d’un souffle pour tout faire bouger.

 Julien Gracq

 La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre

 Albert Einstein

       L’équilibre c’est se sentir à sa place

                                              Stephen Carrière                                                                                                               

      Et si la vie n’était qu’un équilibre ? S’il suffisait de compenser le manque         de temps par l’intensité ? Il faut, il faut avoir la force. 

Christine Orban

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Où vont les rêves …

 

Où vont les rêves quand on les oublie

Où sont nos amours perdus

Ils se baladent au cœur de la nuit derrière la lune suspendue

Gardant l’espoir que l’on se souvienne  

Entre deux toiles ils dansent

Ils attendent qu’une mémoire ancienne leur accorde une dernière chance 

Où vont les rêves … 

Tous ces désirs inassouvis qui s’amoncellent

On voulait s’endormir à l’angle d’une immortelle

Se glisser sous un arc en ciel comme un oiseau sous un arc en ciel 

Où vont les rêves … 

On les rêve quand on les oublie

Ou sont nos premières blessures

On les retrouve quelque fois la nuit dans nos cœurs signature

Et c’est un feu lorsqu’ils nous reviennent

C’est une douleur qui nous lance

Elles nous rappellent ces mémoires anciennes

Qu’il nous reste une dernière chance 

Où vont les rêves …

Tous ces désirs inassouvis qui s’amoncellent

On voulait s’endormir à l’angle d’une immortelle

Se glisser sous un arc en ciel comme un oiseau sous un arc en ciel 

Où vont les rêves …

  

Michel Jonasz

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Le train de la vie 

C’est un joli petit train qui te mène du berceau

Jusqu’à la fin de la fin

Il fait des « youp » des « bravos » des « Hou la la »

Des « Pourquoi t’es pas venu » des « comment t’es déjà là »

Chacun le prend

Y’en a qui voyagent assis

D’autres qui dorment debout

C’est ça le train d’la vie, vive la vie

Mais si tu manques la marche

On n’en parle plus

Le train de la vie 

c‘est un petit train qui va

Des montagnes de l’ennui

Aux collines de la joie

Il fait des « oui » des « peut-être » et puis des « non »

Il fait le jour et la nuit

Ça dépend de la station « Gare de triage.

Attention départ »

Oh les beaux wagons que voilà

Si ça dépendait de moi

J’les prends tous à la fois

Attention tu vas rester sur le quai

J’ai peur de me tromper de voie

Chanteur, Pasteur, Avocat Mais le train n’attend pas

Le train de la vie

C’est un petit train qui fait des arrêts pipi au lit

Des arrêts café au lait

Il fait des « tiens » des « comme c’est curieux » des

« Ah bon t’en es bien sûr »

Des « vraiment je savais pas »

Chacun le prend

Y’en a qui voyagent assis

D’autres qui dorment debout

C’est ça le train d’la vie, vive la vie

Mais si tu manques la marche

On n’en parle plus

Il fait pousser

Des jolis ventres tout ronds

Des »Oh le joli bébé…

Oh le vilain moribond »

Il fait des « oui » des « peut-être » et puis des « non »

Il fait le jour, il fait la nuit

 Ça dépend de la station Terminus.

Tout le monde descend

Oh vraiment ce train va trop vite

C’est une course poursuite A travers les années

Attention il faut dégager les quais

Les autres voyageurs sont là Ils te bousculent de joie

Et le train n’attend pas

Le train de la vie

C’est un petit train qui va

Des montagnes de l’ennui Aux collines de la joie

Le train de la vie

C’est un petit train tout bleu

Qui te mène de l’ennui Jusqu’au pays du Bon Dieu.

Paroles: Pierre Philippon. Musique: Gilbert Bécaud 1978 

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Le train de la vie La vie est comme un voyage dans un train : on monte et on descend; il y a des arrêts, des imprévus, des retards, des pannes, des accidents, …

Quand on naît et qu’on monte dans le train, nous rencontrons des personnes qui, croyons-nous, resteront avec nous pendant tout le voyage : ce sont nos parents. Malheureusement la vérité est toute autre car il arrive qu’ils descendent dans une gare plus rapprochée, sans nous prévenir de cette sortie subite…

Il y a d’autres personnes qui montent à bord et dont la présence sera déterminante : ce sont nos frères et nos sœurs, nos amis, nos proches. Quand certaines d’entre elles descendent, elles laissent en nous une nostalgie pour toujours.

D’autres montent et descendent tout de suite. C’est à peine si nous avons le temps de les croiser et de les connaître. Et d’autres qui, épuisés par le voyage, veulent prématurément sortir du train…

Parfois, on s’étonne de voir que certains passagers que nous aimons, s’assoient dans un autre wagon. Ils nous laissent voyager seul et ce, même s’ils savent que nous les cherchons partout dans le train. Et quand nous les retrouvons, la place à côté d’eux est déjà prise…

Le grand mystère du voyage est que nous ne connaissons pas le moment où nous descendrons du train pour toujours, pas plus que nous ne connaissons celui de nos compagnons de voyage ou même, de celui qui est assis juste à côté de nous.

Anonyme

 

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Si je veux réussir à accompagner un être vers un but précis, je dois le chercher là où il est, et commencer là, justement là.

Celui qui ne sait faire cela, se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres.

Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui, mais d’abord comprendre ce qu’il comprend.

Si je n’y parviens pas, il ne sert à rien que je sois plus capable et plus savant que lui.

Si je désire avant tout montrer ce que je sais, c’est parce que je suis orgueilleux et cherche à être admiré de l’autre plutôt que de l’aider.

Tout soutien commence avec humilité devant celui que je veux accompagner, et c’est pourquoi je dois comprendre qu’aider n’est pas vouloir maîtriser mais vouloir servir.

Si je n’y arrive pas, je ne puis aider l’autre.

Sören Kierkegaard

 

 

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Ce qu’il restera
 
Oui, nos mains vont disparaître…  Mais nos poignées de mains,  Mais nos signes de bonjour,  Mais nos gestes d’adieu,  Mais l’invisible chemin de nos caresses…  Nous n’allons pas les brûler.
Oui, nos pieds vont disparaître…  Mais la foulée de nos promenades,  Mais l’élan de nos courses,  Mais le saut de nos jeux,  Mais le pas de nos danses et de nos rendez-vous…  Nous n’allons pas les noyer.

Oui, nos visages vont disparaître,  Et nos oreilles, et nos lèvres et nos yeux…  Mais nos sourires, mais nos écoutes,  Mais nos regards, mais nos baisers…  Nous n’allons pas les enterrer.

Gabriel Ringlet

Nuvola a cuore

Laissez-moi rêver

qu’j’ai de beaux souliers ne me dites pas la vérité…

Laissez-moi penser qu’j’ai tout’la vie pour aimer même si je sais qu’mon crédit est épuisé…

Ne détruisez pas mon royaume à moi où je suis la reine du miel et des arcs en ciel Ne me dites pas…

J’veux pas être sage Je veux plus d’images Je veux mon bonhomme à moi en chocolat

J’veux des bras, des jambes, et même des menottes toutes pleines de doigts…

Je veux être légère une bulle d’air explosant de joie…

J’veux des chants d’oiseaux un monde plus beau sans cris ni couteaux… Alors…

Laissez-moi rêver, Ne me dites pas… La vérité

Cristal

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Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques  Aimez-les tout de même !

Si vous faites le bien, les gens vous prêtent des motifs égoïstes ou calculateurs  Faites le bien tout de même !

Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis  Réussissez tout de même !

Le bien que vous faites sera oublié demain  Faites le bien tout de même !

L’honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable  Soyez honnête et franc tout de même !

Ce que vous avez mis des années à construire peut être détruit du jour au lendemain  Construisez tout de même !

Les pauvres ont vraiment besoin de votre secours mais certains peuvent vous attaquer si vous les aidez  Aidez-les tout de même !

Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même vous risquez d’y laisser des plumes  Donnez ce que vous avez de mieux tout de même !

Texte placardé sur le mur de Shishu Bhavan, le foyer des enfants de Mère Teresa, à Calcutta 

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Asseyons- nous tous deux près du chemin,

Sur le vieux banc rongé de moisissures, 

Et que je laisse entre tes deux mains sûres,

Longtemps s’abandonner ma main.

Avec ma main qui longtemps s’abandonne,

A la douceur de se tenir sur tes genoux

Mon coeur aussi, mon coeur fervent et doux

Semble se reposer entre tes deux mains bonnes 

Emile Verhaeren

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Donne moi tes mains que mon cœur s’y forme

S’y taise le monde au moins un moment

Donne moi tes mains que mon âme y dorme

Que mon âme y dorme éternellement

  Les yeux d’Elsa   Aragon

 

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Est-ce important d’atteindre ou non notre but extérieur, de réussir ou d’échouer dans le monde? 

Cela aura de l’importance pour vous , aussi longtemps que vous n’aurez pas réalisé votre raison d’être . Par la suite, le but extérieur n’est qu’un jeu que vous pouvez continuer de jouer tout simplement parce que cela vous amuse.

Il est également possible d’échouer complètement en ce qui concerne votre but extérieur et, en même temps, de réussir totalement ce qui à trait à votre raison d’être .

L’inverse est encore plus courant: richesse extérieure et pauvreté intérieure ou « gagner le monde et perdre son âme », comme dit Jésus 

En définitive, tout but extérieur est tôt ou tard voué à l’échec parce qu’il est simplement soumis à la loi de l’impermanence des choses. Plus vous réaliserez que votre but extérieur ne peut vous procurer de satisfaction durable, mieux ce sera .

Lorsque vous aurez constaté les limites de votre but extérieur, vous mettrez de côté l’attente irréaliste qu’il vous rende heureux et le subordonnerez à votre raison d’être intérieure.

Eckart Tolle: extrait du livre  » Le pouvoir du moment présent »

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Sensation de paix.  L’horloge du temps est arrêtée.  Ces secondes, ces minutes qui me fouaillaient pour me précipiter vers mes travaux, mes recherches, sont ce matin sans pouvoir sur moi.  Je goûte l’instant.  Je sens qu’il a plus à m’apprendre que l’accumulation de tous les suivants.

Pourquoi me suis-je si rarement accordé le temps de vivre,le droit de vivre? 

Il me fallait justifier sans cesse mon existence par ma production, par mon rendement, à mes yeux comme a ceux des autres.  Mon existence, en soi, n’avait pas de valeur. Je ne croyais pas exister pour les autres, j’ai fini par ne plus exister pour moi.  Ce matin, j’ai le droit d’exister tout seul, pour moi tout seul.

Je prends le droit d’exister.  Et les êtres et les choses autour de moi commencent à exister d’une existence plus dense.  Eux aussi commencent à avoir le droit d’exister.  Nous sommes un univers d’existences solides, réelles, également importantes et respectables.  C’est comme si le sablier de l’existence se remplissait de minute en minute de la quantité de réalité qui le rend stable.  Ce n’est plus cette sensation de vide qu’il faut remplir d’actes, de mots, d’oeuvres.

Je goûte d’être immobile.  J’existe davantage de ne rien faire, je repose sur ma racine.  Quelle est cette racine ?  Je sens l’existence sourdre en moi sans arrêt, et ce mouvement, quand je l’observe, suffit à m’occuper.  Je lui fais confiance.  Je n’ai plus à intervenir, à me justifier d’exister, il me justifie.

Exister justifie d’exister.  C’est bon d’exister.  Ça ne doit « servir » à rien d’exister.  On n’est pas obligé de servir à quelque chose.  On n’est obligé de servir à rien.  On a le droit d’exister d’abord.  Il me semble que je cherchais sans cesse à justifier mon existence avant d’avoir pris conscience et goût d’exister.  Jusqu’ici, il m’était incroyable que l’on puisse passer du temps sans rien faire et ne pas le sentir perdu !

Le temps n’est pas rempli de ce qu’on y met.  Mon temps se remplit par l’attention que je lui porte…      par le goût que j’en prends parce que je le considère          parce que je me considère              parce que je me suis restitué LE DROIT D’EXISTER

Louis Evely, Extrait de son journal, octobre 1983

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-« Ecoute ton coeur. Il connait toute chose, parce qu’il vient de l’âme du monde et qu’un jour il y retournera (…)

-Pourquoi devons nous écouter notre coeur ? (…)

– Parce que là ou sera ton coeur sera ton trésor 

– Mon coeur est agité, dit le jeune- homme. Il fait des rêves, il se trouble, et il est amoureux d’une fille du désert . Il me demande des choses, me laisse des nuits, et des nuits sans dormir quand je pense à elle.

– C’est bien, ton coeur est vivant. Continue à écouter ce qu’il a à te dire (…)

– Alors pourquoi dois-je écouter mon coeur?

– Parce que tu n’arriveras jamais à le faire taire. et même si il  feint de ne pas entendre ce qu’il te dit, il sera là dans ta poitrine, et ne cessera de te répéter ce qu’il pense de la vie et du monde(…)

Personne ne peut fuir son coeur. C’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit. Pour que ne vienne jamais te frapper un coup auquel tu ne t’attendrais pas( …)

-Mon coeur craint de souffrir, dit le jeune-homme à l’Alchimiste, une nuit qu’ils regardaient le ciel dans la lune.

– Dis lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. et qu’aucun coeur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves, parce que chaque instant de quête est un instant de rencontre avec Dieu et avec l’Eternité » 

Extraits de l’Alchimiste -Paulo Coelho

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« Un sage a dit: « Dans la vie future, on ne vous demandera pas :

– Pourquoi ne t’es-tu pas conduit comme untel? On vous demandera :

– Pourquoi ne t’es tu pas conduit comme ton moi réel? »

Si vous savez qui et ce que vous êtes, vous pouvez commencer à être cette personne, au lieu d’être une copie des idées, du comportement, ou de l’image de quelqu’un d’autre ou d’un groupe .Alors vous pouvez vraiment être« 

Idries Shah

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Tout coule

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve

Si l’on y retourne non seulement l’on n’est déjà plus le même,

Mais l’eau de naguère est déjà loin: c‘est donc un nouveau fleuve, une autre eau que nous expérimentons.

Héraclite

                                                      

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Nous sommes une partie qui doit imiter le tout. Si l’on me fait du mal, désirer que ce mal ne se dégrade pas , par amour  pour celui qui me l’inflige afin qu’il n’ait pas vraiment fait ce mal 

Simone Weill

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Voici ce que tu feras: aime la terre, le soleil et les animaux, méprise les richesses, fait l’aumône à qui le demande, consacre ton argent et ton travail aux autres, hais les tyrans, ne discute pas de Dieu, aie patience et indulgence pour les autres, réexamine tout ce que tu as appris à l’école et à l’église  ou dans les livres et rejette tout ce qui inculte ton âme.

Alors ta chaire deviendra un grand poème et aura la plus belle éloquence pas seulement dans les mots, mais dans les plis de tes lèvres et de ton visage et jusque dans les mouvements de ton corps

Walt Whitman

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Rendre grâce 

Je ne bénis je ne maudis

Ni le sort ni les dieux

Je rends grâce au jour 

Pour chaque afflux d’aube 

Pour chaque festin du coeur 

Pour le grain d’une parole 

Pour les silences inouïs

Je rends grâce à la terre

A ce séjour sans prix 

A nos coeurs d’argile

Au souffle qui resplendit 

Andrée Chédid

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« Les mots divins, les mots en vains, Les mots de plus, les motus Les pour rire, les mots d’amour Les mots dits pour te maudire Les mots bruissants comme des rameaux Les mots ciselés comme des émaux La faim de mots, la soif de mots Qui disent quelque chose »

Claude Nougaro … extrait de la chanson « Les mots »

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Je ne dix mots

Bien incapable de citer 

un mot parmi la ribambelle. 

Chacun d’eux à droit de cité 

du plus offert au plus rebelle

Dans leur pays multicolore,

dans le secret de leur couleur

si je préfère l’un des leurs

un autre peut-être m’adore

Où est le grave sans l’aigu?

Où va le rêve sans étoile?

Le temps unit tissant sa toile

la transparence à l’ambigu.

Claude Nougaro

. (41)

Quand tu vois ce qui manque, tu entres dans le monde de l’envie.

Quand tu vois ce que tu as, tu entres dans le monde de la gratitude 

Gerard Szymanski

. (149)

Acceptons que nous n’avons pas la solution pour l’autre…. (90)
Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite,

C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question : “ Qui-suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ? ”

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rends pas service au monde,

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres,

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous,

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres…

Extrait du discours prononcé par Nelson Mandela lors de son intronisation à la présidence de la République de l’Afrique du Sud, 1994 (écrit par une femme: Marianne Williamson).

 

. (79)

La rencontre de deux personnalités est semblable au contact entre eux substances chimiques: s’il y a la moindre réaction, ce sont les deux éléments qui se sont transformés. 

Carl Gustav Jung

. (137)

Des milliards de mots ne valent pas un seul mot bien compris

Yung-Chia HSUAN-CHUEH

. (11)

Ne dis pas que la lune existe quand les nuages s’en vont, elle a toujours été là, parfaitement claire

 

Proverbe bouddhiste

  . (10)

Texte du Mahatma Gandhi La force de la prière.

 » Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences, mais je prétends humblement être un homme de prière.

C’est la prière qui m’a sauvé la vie: sans la prière, j’aurais depuis longtemps perdu la raison.

Si je n’ai pas perdu la paix de l’âme malgré toutes les épreuves, c’est que cette paix vient de la prière.

On peut vivre quelques jours sans manger, mais non sans prier. La prière est la clé du matin et le verrou du soir.

La prière c’est cette alliance sacrée entre Dieu et l’homme pour obtenir d’être délivré des griffes du prince des ténèbres. Nous devons choisir: nous allier aux forces du mal ou au contraire aux forces du bien.

Voilà mon témoignage personnel: que chacun tente l’expérience et il trouvera que la prière quotidienne ajoute quelque chose de neuf à sa vie, quelque chose qui n’a d ‘équivalent nulle part ailleurs. »

Mahatma .K.Gandhi

. (9)

 

Lorsque vous rencontrez un homme trop las pour vous donner un sourire, laissez lui le vôtre .

Car nul n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’en n’a plus à offrir

. (85)

« I feel best in that little place beetween  a smile and a tear  »   

Toots  Thielemans

. (143)

N’oubliez jamais que vous êtes un être unique, tout simplement parce que vous existez. Vous êtes un don précieux du monde, que vous ayez réussi ou non, que vous ayez rencontré la personne idéale ou non.                                                              Elisabeth Kubler Ross

            

 

. (141)

 

Etre en contact avec son centre, c’est être dans son axe, c’est vivre et comprendre que l’on n’est pas seul et impuissant, mais que, même ballottés par des courants contraires, chacun possède un potentiel inaliénable et une force intérieure pour gérer positivement les forces de vie qui l’animent. ”  Marie Pré

.

 

« La joie profonde du coeur est une boussole qui nous indique le chemin de la vie  »                                                      

 Mère Teresa              . (138)
                                

. (12)

  Le sage  est celui qui a atteint le point central de la roue et le prouve en ne participant pas au mouvement et en restant attaché au juste milieu  »      Proverbe Taoïste